
Face aux interrogations suscitées par le retard observé dans la reprise des activités de Congo Airways, il convient de rappeler que la relance de la compagnie nationale ne relève pas de la seule volonté de son Directeur général, Alexandre Tshikala Mukendi. C’est dans cette perspective que l’équipe dirigeante de Congo Airways, conduite par son DG, a tenu plusieurs séances de travail avec différents membres du Gouvernement, notamment la ministre du Portefeuille.
La relance de Congo Airways ne saurait donc être réduite à la seule responsabilité de son Directeur général. Un plan de relance a d’ailleurs déjà été établi entre le Gouvernement et l’entreprise. Si la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est clairement orientée vers la restauration de la compagnie nationale, sa concrétisation nécessite des moyens financiers, une coordination institutionnelle efficace ainsi que l’implication de plusieurs acteurs.
D’ailleurs, le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, avait annoncé la reprise des activités de Congo Airways pour le mois de novembre, en précisant que cette démarche bénéficierait de l’accompagnement du Gouvernement. Il avait également évoqué la mobilisation de plusieurs ministères pour soutenir ce processus, preuve que la relance de la compagnie dépasse largement le cadre des seules responsabilités de la Direction générale.
Dans ce contexte, il serait injuste de faire porter au DG Alexandre Tshikala Mukendi l’entière responsabilité des difficultés rencontrées par l’entreprise. La disponibilité des aéronefs, les ressources financières, les contraintes techniques et administratives, ainsi que la coordination entre les différentes institutions constituent autant de paramètres déterminants pour la reprise effective des opérations.
Par ailleurs, au moment où Congo Airways a besoin de cohésion et d’un engagement collectif, toute tentative de fragiliser les efforts de redressement devrait céder la place à une dynamique constructive, guidée par le seul intérêt général.
La vision du Chef de l’État ne saurait ainsi être confondue avec un éventuel manque de diligence de l’équipe dirigeante. Au contraire, la concrétisation de cette ambition nationale exige que chaque partie prenante assume pleinement ses responsabilités.
L’heure n’est donc pas aux fausses polémiques, mais à l’accompagnement, à la responsabilité et à la mobilisation de tous. Congo Airways représente un patrimoine national et un instrument stratégique pour la connectivité aérienne de la RDC. Sa relance doit être considérée comme une priorité collective et non comme un combat personnel contre son Directeur général.
Le Tonnerre